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Revue de presse

Rough au bord du green: une approche astucieuse !

Golf Européen oct 2009


Document PDF200910 Golf Europeen.pdf

Vos questions à Raphaël Jacquelin

Mulligan Magazine Septembre 2013


Document PDFMULLIGAN_MAGAZINE sept 2013.pdf

avec Daniel Rémiot, président et fondateur de Greens du Monde

Greens du Monde s'associe à Raphaël Jacquelin

Communiqué de presse 19 août 2013

 Pour son 20ème anniversaire, Greens du Monde, le numéro 1 français des voyages de golf entame un tournant dans sa stratégie de communication en signant un partenariat à long terme avec le champion français, Raphaël Jacquelin.

Ainsi, deux numéros 1 du golf en France se rejoignent pour le meilleur, autour de valeurs communes telles que convivialité, disponibilité, fidélité, travail et professionnalisme.

Raphaël Jacquelin devient le conseiller auprès de Greens du Monde, pour recommander les meilleures destinations de vacances golfiques au-delà des frontières de l’hexagone.

Raphaël Jacquelin : « Même si je voyage plus de 35 semaines par an, je suis très conscient de l’importance de vacances réussies, que ce soit en famille ou avec ses amis. Depuis mes débuts professionnels, j’ai la chance de visiter les plus beaux endroits et toujours sous un climat plus qu’agréable. Ce partenariat avec une équipe aussi professionnelle que celle de Greens du Monde est pour moi l’opportunité de pouvoir partager avec les golfeurs français, les plus belles destinations golfiques en dehors de l’hexagone. Ayant la chance d’être le Touring Pro d’un des plus beaux resorts de golf en France, le Terre Blanche Hotel Spa Golf Resort, il est tout naturel pour moi de rechercher également les standards d’excellence à travers le monde».

Daniel Rémiot, président et fondateur de Greens du Monde : « Que Raphaël Jacquelin ait accepté de rejoindre l’équipe Greens du Monde est un énorme gage de confiance qu’il nous accorde. Il dispose de toutes les qualités golfiques et humaines pour être ce qu’il est depuis de nombreuses années : un champion respecté et un ambassadeur de choix. Ayant fondé Greens du Monde il y a exactement 20 ans, c’est avec beaucoup d’enthousiasme que nous envisageons cette belle aventure avec Raphaël et pour nos clients.» 

A propos de Raphaël Jacquelin : Professionnel de golf depuis 1995, Raphaël compte 4 victoires à son palmarès : l’Open de Madrid en 2005, le BMW Asian Open en 2007, l’Open de Sicile en 2011 et l’Open d’Espagne en avril de cette année. Raphaël est marié à Fanny et a 3 enfants, Hugo, Roman et Melvil. Fanny et Raphaël attendent le 4ème pour le mois de novembre.

A propos de Greens du Monde : « Numéro 1 français dans les voyages de golf, Greens du Monde possède une équipe de 14 collaborateurs qui vous conseillent sur les plus belles destinations golfiques en fonction des saisons et des autres activités à découvrir. Son impressionnant réseau de partenaires à travers les 5 continents font de Greens du Monde, le leader incontesté dans son secteur et garantit à plus de 3000 clients, une expérience à chaque fois inoubliable. »

 

FIN

 

Contacts:

Greens du Monde, Daniel Rémiot, Président +33(0)494559777, daniel.remiot@golfeo.com,www.greensdumonde.com

 

IMG, Michael Jones +32-478-782738, michael.jones@imgworld.com


1ER TROPHÉE JUNIOR - GOLF CLUB DE LYON

Trophee Junior - 29 & 30 OCTOBRE 2007

Rhônalpin d’origine, aujourd’hui classé dans le Top 20 à l’ordre du mérite européen, Raphaël Jacquelin a accepté de parrainer la première édition du Trophée Junior, les 29 et 30 octobre prochains, à Villette-d’Anthon.
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Les fers de lance du golf français

Golf Europeen - décembre 2006

Raphaël Jacquelin & Gwladys Nocera
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Raphaël Jacquelin ambassadeur de Terre blanche

Var matin du 2 Juin 2006


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Raphaël Jacquelin becomes the touring Pro of Terre Blanche Hotel Spa Golf Resort

November 8th 2005

Raphaël Jacquelin becomes the touring Pro of Terre Blanche Hotel Spa Golf Resort

Raphaël Jacquelin, ranked amongst the best French golf players and recent winner of the Madrid Open officially becomes the "Touring Pro" of the Terre Blanche Hotel Spa Golf Resort.

Located on an estate of 650 acres, the Domaine of Terre Blanche opened in March 2004 at the initiative of the Hopp family. It consists of a Resort made up of 110 luxurious suites, two 18 hole golf courses and several pieces of land on sale for individual construction.

Having trained on a regular basis for two years already at the Terre Blanche Hotel Spa Golf Resort, Raphaël Jacquelin is happy to become its official representative throughout the European Tour "the two golf courses complement each other extremely well in terms of technical challenges. It is also the only golf club in Europe to have a Biomecaswing center equipped with the latest technologies allowing you to improve your performances and enjoy treatments to ease the recovery after playing. To these golf assets you must add the quality of Terre Blanche services and the amazing location benefiting from great weather conditions and beautiful views of all the surrounding villages". Raphaël Jacquelin works with his coach Alain Alberti, Manager of the David Leadbetter Golf Academy whenever he can, between two tournaments. The David Leadbetter Golf Academy is located on site and is open to whoever wishes to improve his golf level.

"When we asked architect Dave Tomas to design the golf courses, we were hoping to make ours amongst the best in Europe" indicates Jean-Marie Casella, Golf Director at Terre Blanche We are therefore very proud that Raphaël chose us as a sponsor. We are very happy to collaborate with him and hope to bring him good luck in the years to come".

Terre Blanche Hotel Spa Golf Resort received its first official ranking in the Peugeot Guide 2006-2007 with grades of 17/20 for Le Chateau and 16/20 for Le Riou.

Terre Blanche Hotel Spa Golf Resort

Domaine de Terre Blanche

83440 Tourrettes

http://www.terre-blanche.com


Raphaël Jacquelin signs with IMG

January 2005

Raphaël Jacquelin signs with IMG

French star, Raphaël Jacquelin, has signed a representation agreement with IMG, effective immediately.

Raphaël, who lives in Coppet, Switzerland, has consistently performed on the European Tour since graduating from the Challenge Tour in 1997. Although still chasing that illusive first victory, Raphaël has tantalisingly finished in 2nd place on numerous occasions and had many top 10 finishes. He represented Europe in the Seve Trophy in 2002 and 2003 and has represented France in the World Cup on 4 occasions.

Raphaël is delighted to have signed with IMG, “I have been fairly consistent in recent years but now I am really looking to take my game to the next level. I am delighted to hand over my business affairs to IMG, the leaders in sports management who will bring new opportunities and open doors for me.”

Michael Jones, Raphaël’s manager at IMG, said ”, We are very happy that Raphaël has chosen IMG to represent him. With 70 offices around the world and a dedicated golf team of 150 in 20 countries, we are well placed to assist Raphaël as he plays a very international schedule. We believe he has great potential and will soon be climbing the World Rankings.

Régis Brunet, Managing Director IMG France and Patrice Barquez, IMG's Golf Manager in France are also very excited. Brunet said: " Raphaël joining IMG is a fantastic reward and great boost for our golf activities in France. He is clearly one of France's leading athletes and most distinguished ambassadors in the sporting world."

Guy Kinnings, Managing Director IMG Golf, said “We are very much looking forward to working with Raphaël. He has a fantastic personality and a great reputation within the game of golf and we believe he has great potential, both on and off the course.”

For further information, please contact

Michele Mair on +44-208-2335177 or via email on mmair@imgworld.com

Michael Jones on +32-478-782738, email: mjones@imgworld.com


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Jacquelin : « La victoire va venir »

La Provence 13 Octobre 03 par G. Rancurel

Classé à la 18e place européenne, le n°1 français est monté à trois reprises sur le podium en 2003. Mais jamais sur la plus haute marche du podium. Il attend son heure sans se focaliser sur ce premier succès.

Enfant, Raphaël Jacquelin rêvait de porter le maillot de l’Olympique Lyonnais et de fouler la pelouse de Gerland. Mais à 13 ans, alors cadet national au Cascol d’Oullins, il du renoncer au football à cause de tendinites récurrentes aux genoux. Venu au golf par hasard, il ne lui fallut que cinq ans pour décrocher son premier titre national.
Aujourd’hui, il occupe la 1ere place du classement professionnel français, la 18e européenne et la 114e mondiale. Il côtoie les plus grands golfeurs de la planète comme lors de l’American Express World Championship, la semaine dernière, en Caroline du Sud.

- Cette première expérience aux USA a été plutôt difficile (59e). Est-ce dû au voyage et au décalage horaire ?

« Non, je n’ai pas trop ressenti la fatigue. En revanche, le parcours était très dur et les greens très rapides aux dires des Américains. Fred Couples déclarait n’avoir putté qu’à deux ou trois reprises sur des greens aussi rapides et aussi fermes au cours de sa longue carrière. Arrivé à Woodstock le mardi soir, je n’ai reconnu le parcours qu’une seule fois. C’était insuffisant. Après les deux premiers tours (77 et 80), j’ai mieux scoré (68 et 72). »

- Envisagez-vous, comme Thomas Levet et Patricia Meunier-Lebouc, d’aller un jour vous mesurer aux Américains ?

« J’y pense. Mais je préfère attendre d’entrer dans les 50 premiers mondiaux et ainsi avoir la possibilité de disputer les quatre tournois majeurs et les quatre épreuves du championnat du monde, des compétitions prises en compte à la fois pour le circuit américain et son homologue européen. Là, je saurai si je m’y sens bien, tout en conservant la place sur l’European Tour. »

- La saison 2003 est-elle la meilleure depuis votre arrivée sur le circuit européen en 98 ?

« Oui, tout marche bien depuis juillet avec trois places de troisième. Ces bons résultats récompensent le travail accompli depuis deux ans : techniquement avec David Leadbetter (auquel il rend visite pendant une semaine au mois de février en Floride), mentalement avec un psychologue du sport (il vient d’en changer) et avec physiquement avec Jean-Jacques Rivet. »

- Aviez-vous programmé d’arriver au top de votre forme en septembre ?

« Non. Le plus important est d’être performant à partir d’avril mai lorsque le Circuit débarque en Europe, jusqu’à septembre, une période pendant laquelle les gros tournois se succèdent. Il faut aussi essayer d’en garder un peu sous la semelle pour le Volvo Masters, fin octobre à Valderrama, qui peut me valoir une invitation pour l’Us Open 2004, à condition d’intégrer
le Top 15 européen. »

- Quelle est la cadence idéale des tournois durant la saison ?

« Quatre consécutifs, puis un break de huit à dix jours. Mais cette année, j’ai parfois enchaîné six ou sept compétitions d’affilée car je ne voulais pas louper certaines d’entre elles. Avec le temps, j’allégerai mon calendrier. »

- Pour quelles raisons les golfeurs font-ils appel de plus en plus souvent à des psychologues ?

« Parce que le mental représente 50% dans notre sport. La préparation mentale permet d’être conscient de son état dans toutes les phases du jeu, d’éviter de se projeter dans le futur ou de revenir dans le passé, des pensées susceptibles de générer du doute. Pour résumer, les psychologues nous aident à chasser le doute. »

- Dans une récente interview, Severiano Ballesteros regrettait de ne pas avoir mieux façonné son corps aux exigences du golf. Qu’en pensez-vous ?

« Il fait sans doute allusion aux nombreuses blessures qui ne l’ont pas épargné depuis dix ans. Il est vrai qu’au golf, on n’a pas l’impression de solliciter énormément son organisme. Pourtant, à force de taper des balles, de petits traumatismes surviennent. Si on n’y prend pas garde, ils peuvent en engendrer de plus sérieux. Pour ma part, j’accomplis des exercices
spécifiques en compagnie d’un préparateur physique qui est aussi ostéopathe.
Régulièrement, je passe entre ses mains pour un check-up. De plus, tout au long de la saison, un « physio bus », avec des kinés et des ostéos, nous accompagne sur les tournois. »

- Est-il encore possible aujourd’hui d’évoluer au plus haut niveau sans uns structure autour de soi ?

« Certains joueurs fonctionnent tout seuls. Il me paraît impossible d’arriver, tout à la fois, à régler ses problèmes de swing, s’entretenir physiquement, se priver d’un kiné, se charger de toutes ses réservations (hôtel, avion, voiture, etc.) et traiter les contrats avec ses partenaires.
Comment peut-on rester concentré sur son jeu en se dispersant autant ?
Il est déjà difficile de le demeurer pendant quatre heures et demie sur un parcours. Je préfère donc ne penser qu’à une seule chose : expédier la balle sur le fairway. »

- Que vous manque-t-il pour remporter votre premier tournoi sur le circuit européen ?

« Pas grand-chose. Un peu plus d’expérience et un mental encore plus solide. Je me suis classé cinq fois dans les dix premiers cette saison. J’ai réussi d’excellentes cartes (62 au Nordic Open et au BMW Open) mais les candidats à la victoire ne manquent pas chaque semaine. Aussi, je ne me focalise pas sur cette première victoire. Elle viendra toute seule. Peut-être dans deux semaines, ou dans deux ans. A mes yeux, le plus important est de progresser dans le jeu et au classement. »

- Dans quels secteurs devez-vous vous améliorer ?

« Mes statistiques figurent parmi les meilleures du Tour européen. Sauf celles du putting que j’ai perfectionné durant les six derniers mois. Mais vous savez, le putting est lié au mental. Travailler mentalement m’aidera donc à amener du relâchement à mon putting. »

- Dix-huitième européen, pourquoi avez-vous accepté de participer au Masters 13 à Pont Royal ?

« Mon agent (David Richalot) a été sollicité par Jean-Charles Cambon, l’organisateur du Masters 13. Nous avons examiné mon calendrier. Pendant la semaine du tournoi provençal se dispute l’Open de Majorque comptant pour le Challenge Tour et l’European Tour. Sachant que ce dernier ne m’apporterait que peu de points, j’avais décidé de m’accorder un break avant les deux derniers rendez-vous importants du Circuit : l’Open de Madrid et le Volvo
Masters. Mais en réfléchissant, je me suis dit que le Masters 13, organisé à quelques kilomètres de chez moi, me servirait à préparer la suite en compagnie d’Alain Alberti. Ce tournoi ne pouvait donc pas mieux tomber. »

L'éclosion de Raphaël Jacquelin

Le Figaro.fr du 29 septembre- Par Alan Page

En 2001, au Royal Lytham, lors de sa toute première expérience à l'Open Britannique, Raphaël Jacquelin s'était classé treizième. La solidité du Lyonnais sur l'ensemble des quatre journées avait marqué les esprits. Plus encore, le plaisir profond qu'il y avait pris, l'inspiration qu'il avait tirée de l'événement, de son voisinage avec des stars, du défi ainsi relevé, avaient achevé de convaincre qu'en Jacquelin la France tenait un champion potentiel. Sa troisième place à St-Andrews conquise sur l'ultime trou n'a nullement modifié cet avis bien au contraire.


Ce point grappillé, pour un score de 69 et un total de 270 (– 18), fut le coup d'éclat ponctuant une prestation de grande classe qui lui avait valu d'égaler le record du parcours (64) de Carnoustie le samedi, en marquant trois birdies de suite. Et les deux cartes de 62 signées en quelques semaines sont autant de jalons d'une montée régulière. En Ecosse, ce fut la troisième fois en cinq sorties qu'il se classait troisième, une dernière carte de 67 à Saint-Nom lui ayant permis d'égaler la meilleure performance française de l'histoire du Lancôme. Sportif dans l'âme, s'adonnant d'abord au football avant qu'une blessure au genou ne vienne contrarier ses projets, Jacquelin possède surtout un formidable équilibre mental, une capacité de recul et une patience qui sont autant de qualités clefs requises par le golf. Sans précipitation, à son rythme, à 29 ans, le Lyonnais semble avoir trouvé sa voie.


A Saint-Andrews, il fut entouré de champions de renom, un Lee Westwood étonnamment ressuscité remportant le tournoi et son deuxième titre en quatre semaines, talonné par le numéro deux mondial Ernie Els qui consolidait ainsi son premier rang à l'ordre du Mérite européen. Et sur la fin de parcours, Jacquelin écarta l'Irlandais Darren Clarke pour une troisième sa place sur le podium.


De telles fréquentations, assumées avec naturel, ne font peut-être que préfigurer l'année 2004 du Français. Monté à la dix-septième place européenne, il s'est offert une première chance de rehausser son calendrier pour la saison prochaine. Une place parmi les quinze premiers lui procurerait une invitation à l'US Open. Un classement parmi les vingt premiers lui assure sa place à l'Open britannique et aux épreuves dites «mondiales».

La victoire pour David Duval, la grosse perf pour Jacquelin

La Provence du 23 juillet 2001

L'Américain a remporté l'épreuve avec 3 coups d'avance, alors que le français à 6 coups, a fait mieux que tiger Woods.

L'Américain David Duval a remporté hier l'Open de Grande-Bretagne de golf, troisième tournoi du Grand Chelem, à l'issue du 4ème tour disputé sur le parcours du Royal Lytham de St Annes (par 71).

David Duval, 29 ans, a rendu une carte de 67 au dernier tour, pour un score total de 274. Il laisse à 9 coups Woods, tenant du titre mais 25ème cette année, et devance le suédois Niclas Fasth, 2ème à trois coups, et un groupe de six joueurs à quatre longueurs : l'Allemand Bernhard Langer, les Britanniques Ian Woosnam et Darren Clarke, l'Espagnol Miguel Angel Jimenez, l'Américain Billy Mayfair et le Sud-Africain Ernies Els. Duval, qui a souvent échoué par le passé lors du dernier tour des grands tournois, a gardé la tête froide jusqu'au bout pour empocher sa première victoire dans un tournoi majeur. Tiger Woods avait, pour sa part, espéré samedi que le mauvais temps empêcherait ses adversaires de faire de bons scores le lendemain. Mais la météo n'a pas été de son côté -un temps agréable à peine tempéré par une légère brise marine. Le champion américain n'a pu faire mieux que le par pour finir à 9 coups du vainqueur.

Raphaël Jacquelin, 13ème du classement final, a réussi un quatrième parcours à un point au-dessus du par. Le Lyonnais âgé de 27 ans avait abordé cette dernière journée en 5ème position grâce à d'excellents scores de 68 et 69 aux 2è et 3è tour.

Les deux autres Français ayant passé le cut, Thomas Levet et le benjamin Alexandre Backili, finissent à une modeste 66ème place. Jean Van de Velve, ancien numéro 1 français et 2è de l'Open de Grande-Bretagne en 1999, n'avait pas passé le cut.

Le golfeur Raphaël Jacquelin ouvre ses poumons pour respirer la sérénité

Le Monde du 23 juillet 2001 - p 25 - Par Jean-Louis Aragon

Le Français a pris la 13 place du British Open, dimanche 22 juillet. Une performance qu'il doit en grande partie au travail original qu'il mène depuis plus de trois ans avec le psychologue Julien Fichot.
Le Français Raphaël Jacquelin lors du British Open de golf, le 21 juillet 2001/ AFP SAINT ANNES (Grande-Bretagne) de notre envoyé spécial.


Dimanche 22 juillet, Julien n'a suivi que les cinq premiers trous du parcours de Raphaël Jacquelin sur le parcours du British Open. Il est parti tout de suite après s'être assuré du bon début de partie de son ami. Parti d'une démarche volontaire, tenaillé par l'envie de se retourner une dernière fois mais tant pis : "C'est son histoire, le reste lui appartient." Y compris cette 13e place, qui a fait du champion le meilleur Français du tournoi.

Julien Fichot est psychologue du sport. Après plusieurs années de pratique du judo à un haut niveau, il a décidé d'arrêter sa carrière sportive pour se consacrer pleinement à ses études. "Je me suis rendu compte que j'étais plus fait pour accompagner les autres que pour m'aider moi-même", assure-t-il.A vingt-huit ans, il est titulaire d'un DEA de sociologie du sport et travaille au Centre de médecine du sport de Lyon, ville où il a ouvert son propre cabinet.

Fort de son expérience sportive et d'une formation d'enseignant d'éducation physique, il est spécialisé dans la préparation à la performance et surtout dans l'accompagnement des athlètes "privés de leur outil de travail" à cause de longues périodes de blessure. Voilà trois ans et demi qu'il travaille avec Raphaël Jacquelin. Le champion français, qui était alors pris dans une spirale négative, a tout de suite adhéré aux idées de Julien Fichot : "Ce qui prime est le bien-être de l'athlète.On ne peut pas être épanoui dans son sport si l'on n'est pas bien dans sa tête." Leur collaboration embrasse un large éventail d'interventions: étude de la personnalité, gestion du stress, manière d'aborder une compétition, gestes rituels, plan de carrière, relation avec les médias, etc. Les techniques respiratoires ont été au centre de leurs efforts.
"On se rend compte que les joueurs jouent souvent en apnée, ce qui perturbe à la fois le relâchement et la lucidité, provoque des situations de tension, explique Julien Fichot. Le corps se raidit car on ne lui apporte pas ce dont il a besoin et cela se répercute dans tous les domaines du jeu." Désormais, la respiration est une alliée de Raphaël Jacquelin.

EFFORT RÉEL ET SIMULÉ
Le deuxième axe de recherche concerne technique et tactique et fait appel à l'imagerie mentale. "On part du principe que le cerveau ne fait pas la distinction entre une action simulée et une action réelle. Schématiquement, imaginer une action laisse une trace qu'on va réutiliser, activer au niveau visuel et kinesthésique, dans la visualisation des coups et dans l'appréciation du geste. De fait, Raphaël est capable de décomposer toutes les étapes du swing car il a une connaissance très poussée de son corps", dit Julien Fichot.
Raphaël Jacquelin a donné cette semaine la preuve qu'il maîtrisait tous ces éléments. Sa 13e place à l'Open britannique, sa 2e place, il y a quelques semaines à l'Open d'Angleterre, et deux autres places parmi les dix premiers viennent récompenser un travail acharné et sa grande rigueur. Et même s'il éprouve quelque réticence à exprimer ses sentiments, il respire le bonheur de réussir ce qu'il entreprend. "Vous ne pouvez pas imaginer les frissons que cela procure lorsque l'on arrive sur le green et que l'on enlève la casquette pour saluer tous ces spectateurs qui vous applaudissent", explique-t-il.
Tout aussi frissonnants, mais moins relâchés, étaient dimanche après-midi les quelques spectateurs qui suivaient la partie du Français et qui ont le privilège de le connaître: Alexandre Balicki et Christophe Angiolini, son cadet, qui avaient fini leur partie dans la matinée; Yan, représentant d'une marque de matériel, qui suit pratiquement tous les tournois, prêt à fournir aux joueurs un nouveau wedge ou à remplacer un driver abîmé; Fanny, la compagne de Raphaël, qui le suit aussi souvent que possible et vient de mettre en ligne un site Internet qui lui est consacré (raphaeljacquelin.com).
Selon Julien Fichot, son protégé a un cercle d'amis assez restreint mais très solide, ce qui explique son attachement à Lyon où il a grandi et vit toujours. "Il aime les choses et les valeurs simples, et c'est un véritable amoureux du jeu, très attaché à l'éthique et opposé aux conflits", confie Julien Fichot. Raphaël Jacquelin confirme, à sa façon : "Ce qui est bien au golf, c'est qu'on ne joue pas contre une autre personne mais contre un parcours qu'il faut respecter.C'est là la grande difficulté et le grand intérêt de ce jeu, ça change tout le temps.Du jour au lendemain, on se trouve toujours une configuration différente."

Un bon Jacquelin

lequipe.fr du 22 juillet 2001 - p 25 - Par Arnaud Tillous

Raphaël Jacquelin a bien joué pendant toute la semaine. L'écart entre les Français et les autres golfeurs diminue.
Raphaël Jacquelin a confirmé dimanche au dernier tour son excellente semaine au Royal Lytham avec un solide 72. Il se classe finalement 13e à -4. Thomas Levet et Alexandre Balicki terminent 66e ex aequo à +12.
Raphaël Jacquelin n'a pas craqué mais n'a pas réussi non plus à inquiéter les leaders.
Le Français a commencé pour la troisième fois en quatre jours par un bogey au 1. Samedi, il avait immédiatement renversé la vapeur en signant immédiatement un birdie au trou n° 2 . Dimanche, il a dû se contenter du par avant d'en aligner quatre autres consécutivement puis d'enquiller enfin un birdie au 7.

Ce sera son seul et unique de la journée.
Pour autant, le Lyonnais n'inscrira qu'un seul autre bogey sur sa carte, au trou n°17. Il a donc réalisé 15 pars lors du dernier tour, et notamment neuf de suite entre le 8 et le 16. Du solide. Du très solide même puisqu'en quatre tours le Français n'a pas commis le moindre double bogey.

Son total de 72 pour la journée (+1), est sa seule carte du tournoi supérieure au par. Jacquelin termine donc à un splendide treizième rang avec un score de 270 soit quatre coups sous le par. Il cotoie à ce niveau Vijay Singh, Colin Montgomerie et Retief Goosen.
En dehors de la 2e place à Carnoustie de Van de Velde, aucun Français n'avait été aussi compétitif au British depuis Jean Garaïalde dans les années 60 !
Thomas Levet et Alexandre Balicki ont, de leur côté, échangé leur score de samedi. Le premier nommé, avec un 75, rattrape le second, auteur d'un 77. Ils finissent 66e tous les deux à 12 au dessus du par.
Certes les résultats du Parisien et du Cannois sont éloignés de la performance de Jacquelin mais la présence de trois Français au dernier tour de l'Open britannique confirme la bonne santé du golf hexagonal.

Une journée folle

L'Equipe du 22 juillet 2001 - Par Pierre-Michel BONNOT

Avec 19 prétendants en deux coups, la lutte n'a jamais été aussi chaude.

Montgomerie qui tangue, Parnevik qui vacille, et c'est tout le champ qui se resserre en deux coups. Els, Goosen, Duval, Clarke, voire Garcia ou Montgomerie semblent les meiux placés, mais qui sait...

Les samedi de l'Open sont souvent des journées un peu molles, de longues séances d'observation fine, où chacun se toise et tente d'arrimer ses positions à grands coups de pars, en attendant l'assaut final du dimanche après-midi. Mais il y eut plus d'action hier sur les greens du Royal Lytham et Saint Annes que sur toutes les attractions foraines des " wharfs" de Blakpool. Et, si Colin Montgomerie, comme c'était à craindre, y perdit une couronne de fer blanc posée de guingois sur son front soucieux, bien malin qui peut dire, à l'aube du dernier tour, qui brandira ce soir la vieille aiguière d'argent promise au vainqueur de l'épreuve.

On avait pourtant appelé les drapeaux au secours d'un parcours privé des défenses d'Eole, et un greenkeeper du diable avait trouvé à chacun des dix-huit trous du parcours des empacements vicelards à double ou triple pente, généralement placés sous la protection de quelques-uns de ces bunkers que les joueurs, depuis le début de l'Open, visitent au rythme considérable de cinq et quelque par tour. Tel quel, sans fioritures ni trous de six cent mètres, sans fanfreluche ni rivière serpentine, le parcours de Lytham et Saint Annes est un formidable défi golfique, un parcours piégé qui demande une concentration sans faille et des nerfs d'aciers. C'est sur le fil de ceux-ci que les préposés au "leaderboard" - ces vastes panneaux chargés d'indiquer au public et aux joueurs, au hazard du parcours, l'évolution du score des premiers du jour- jonglèrent toute la journée.


A seize heures, pour la première fois depuis le début du tournoi, ils enlevaient le nom de Colin Montgomerie de la première ligne du tableau. A seize heure trente, deux allemands et un Suédois improbables, Alexander Cejka, Bernhard Langer et Pierre Fulke, étaient co-leaders à moins sept. Cinq minutes plus tard, les ex aequo à moins six étaient rayés de la liste au moment où Raphaël Jacquelin allait y faire son apparition. A cinq heure moins vingt, Cejka prenait seul la tête à -8 puis -9. A dix-sept heures, Montgomerie, qui venait d'aligner trois putts misérables pour autant de bogeys, disparaissait du leaderboard.


Jacquelin dans le coup

Il y a avait un moment déjà que David Duval, mal protégé par une panoplie de tueur à gage qui n'affraie que lui, était rentré au club-house le putter fumant d'un 65 qui le plaçait idéalement à six coups sous le par pour donner le tempo à la chasse. Un moment aussi que Tiger Woods, briévement revenu à deux coups d'un Montgomerie à cinq sous le par suite à un départ cannon, avait entrepris de visiter chaque buisson, chaque bunker, chaque coin perdu du parcours en une zig-zaguante descente aux enfers.


Dans cet invraisemblable tumulte de birdies et de bogeys, de putts de dix mètres et d'approche gagnates - comme celle rentrée de cinquante mètres par Greg Owen, un inconnu de Mansfield (Lancashire), qui enquillait l'eagle au onze, pourtant gaspillé dès l'arrivée au 18-, dans ce grand charivari de leaders d'une heure et de favoris d'un instant, Raphaël Jacquelin fit encore preuve hier d'un calme de vieux cap-hornier et d'une constance de dentellière.


Le putt de sept mètres qu'il rentra au deux pour birdie afin d'effacer sans tarder la virgule fatale qui lui avait coüté un bogey dès l'entrée fut en cela symbolique de sa volonté de ne rien céder à des greens au profil de torture : "Heureusement que mon petit jeu à été solide. Car sinon, j'aurais rapidement rétrogradé, analysait-il. Il faudra demain (aujourd'hui) que je touche davantage de greens et de fairways, mais je suis fier d'être si près de la tête après trois tours à l'Open". Il peut. En dépit de la tache d'un bogey sur par cinq au 11, le Lyonnais ramène une carte à deux sous le par, qui le place en excellente compagnie, un coup derrière les leaders avant le dernier tour. Sur ce parcours pur links, où la patience, l'expérience et la maîtrise comptent plus que la seule technique, il se retrouvera, tantôt, au milieu d'une galerie de légendes vivantes, dont les nerfs pourtant usés comme la trame d'un vieux tapis ont jusqu'alors tenu le coup.



Ce fut en effet hier la révolte des putters à longs manches, le reveillon des vieilles branches, le gai momôme des quadras. Et, s'il est sans doute hardi de chercher parmi eux le vainqueur de ce marathon des neurones d'acier, la présence de Bernhard Langer, Ian Woosman, Nick Price ou plus encore d'un Des Smyth bientôt quinquagénaire, montre assez que l'expérience peut beaucoup quand la stratégie est tout.


Pour un grand calme

Il faudrait à la vérité être cinglé pour avancer ce matin le nom d'un seul vainqueur quand dix-neuf prétandants morts d'envie se tiennent en deux coups et que le problème va se compliquer des fatigues mentales accumulées depuis le début de cette traque méticuleuse.

Dix-neuf joueurs en deux coups, c'est du jamais vu ici. Et, s'il faut en croire Colin Montgomerie, il faudra être capable de scorer en soixante-cinq pour espérer s'extraire de la meute. Inutile d'ajouter qu'il s'en croit capable et qu'on n'est pas obligé de le croire après son lent naufrage au putting d'hier. Oui, mais alors qui ?


Voyons un peu : Duval, Parnevik ? Ils ont toujours coincé, eux aussi, à l'instant fatidique. Langer, Woosnam, Price, Smyth ? Ils n'ont probablement plus les moyens de tenir la distance. Jacquelin - et pourquoi pas ? - Cejka, Ogilvie, Fulke, Mayfair? Ils ont encore tout à prouver. Clarke, Garcia ? Bien sûr, c'est plausible. Mais le premier semble un peu juste de condition physique, et le second est de tempérament si fantasque...

Et pourtant, il faudra bien à la fin que l'un d'entre eux l'emporte. Quelqu'un qui aurait déjà connu l'angoisse de conclure le dernier putt d'un tournoi du grand chelem et qui ne serait pas frappé par la limite d'âge, par exemple. Quelqu'un revenu doucement de l'arrière pour se placer en position d'attente. Un grand calme, le "big easy" Ernie Els, dans l'ombre à moins quatre, qui sait ?


Un "type froid comme un concombre", pour reprendre le mot de Faldo, un impavide capable de rater un putt de cinquante centimètres et d'empocher le lendemain l'US Open en play-off. Retief Goosen, lui-même ? Peut-être. Cette nuit, à Londres, les bookmakers ont mal dormi.

Jacquelin, Levet et Backili passent

L'Equipe.fr du 21 juillet 2001 - Par Pierre-Michel BONNOT

Il est sans doute le premier représentant d'une nouvelle race de golfeurs français. Mesuré, serein, presque détaché, Raphaël Jacquelin, au sortir du 18, sur le green duquel il vient de rater de rien un putt hélicoïdal d'un mètre cinquante, ne donne pas l'impression d'avoir réussi le parcours de sa carrière en assurant, à trois sous le par, sa qualification pour le week-end pour sa deuxième particiapation à l'Open.


Parce que son truc à lui, c'est plutôt la constance que le coup d'éclat, la progression linéaire que l'exploit sans lendemain. Et, si Thomas Levet a marqué le début de sa saison tricolore en remportant le Masters britannique, Raphaël Jacquelin a fait plus fort à l'indice de régularité en terminant 5 fois dans les dix premiers du circuit européen avec, entre autres, une deuxième place à l'Open d'Angleterre, qu'on ne saurait confondre avec le British Open.


"Jouer le milieu des fairways, ne pas être trop gourmand en attaquant les greens et éviter les bunkers" : le plan de jeu du Lyonnais était d'une simplicité biblique. Il a su l'appliquer à la lettre. Treize fairways touchés sur quatorze, trente et un putts sans un seul triple, pas un grain de sable sous les chaussures, pour une partie qui ne lui laisse qu'un regret, un bogey au par 3 du 12, conséquence d'un fer 7 mal tapé : "De toute façon, on fera des bogeys. L'important, c'est de savoir s'en remettre."


Après une première expérience prématurée à Troon en 1997 - "Je n'étais pro que depuis un an" -, Raphaël Jacquelin s'est confortablement qualifié pour la suite des événements. Et, si ses mises en jeu ne varient pas plus que sa routine de préparation - hier, il sétait levé à 5 heures et demie du matin pour assurer une bonne heure de practice, un quart d'heure de home-trainer et une demi-heure d'étirements avant son départ, et prévoyait de doubler la mise après sa partie -, il peut prétendre à une robuste place d'honneur.


Moins "flamboyant" sans doute que Jean Van de Velde, qui fit tant il y a deux ans pour entretenir la réputation d'imprévisibilité des sportifs français. Mais peut-être porteur de plus de promesses. Rattrapé par l'énormité de son sabordage de Carmoustie, le Montois, après une année sur un nuage, peine à retrouver son niveau de jeu. Il a sombré hier dans une indifférence polie. Déjà lesté d'un solide handicap de six coups, il continue son chaotique bonhomme de chemin pour terminer à + 10 aux cotés du vénérable Tom Watson.


Raphaël Jacquelin ne sera pas le seul Français à affronter les greens de Lytham Et St Annes ce week-end. Thomas Levet, pour avoir su résister jusqu'au bout à l'impressionnante présence de Tiger Woods à ses cotés tout autant qu'à un vilain double bogey au trois auquel l'avait contraint une sortie de bunker de parcours en marche arrière, a passé le cut à + 2, tandis qu'Alexandre Balicki sauvait le par au 18 pour assurer, lui aussi, sa qualification in extremis.

Trois français en week-end à l'Open, comme le signe d'un frémissement.

Jacquelin :"Un tournoi Ouvert"

l'équipe.fr le 16 Juillet 2001

Qualifié grâce à ses résultats durant ces deux derniers mois, Raphaël Jacquelin va disputer son 4e Open. Flegmatique comme un Britannique, le Français le plus performant depuis le début de l'année ne s'attend pas à une partie de plaisir sur le parcours du Royal St George's.

« Raphaël, comment vous-sentez-vous ?

Tout va bien. C'est la grande forme. J'ai bien joué depuis cinq semaines donc tout se passe plutôt bien. J'ai bien putté les deux derniers tournois puisque j'ai dû prendre moins de 120 putts à chaque fois. J'ai bien travaillé donc les problèmes de vitesse que j'avais pu connaître à l'Open de France sont résolus.



Tout est là pour une belle performance ?

Oui, tout est là mais c'est un parcours différent donc il va falloir gérer la difficulté du parcours. C'est un links et on en joue très rarement. Il faudra être un peu plus patient que sur d'autres parcours. J'aime bien ce genre de parcours et malheureusement, on n'en joue pas assez. Le parcours est préparé pour que ce soit le plus difficile possible, les fairways et les greens sont très secs. Il y a beaucoup de buttes partout et les fairways sont très étroits. Au putting, on peut avoir des pentes très méchantes avec des petites bosses de partout. Les scores ne devraient pas être très bons, surtout si les conditions climatiques ne sont pas bonnes.



Vous connaissiez le parcours ?

Non, c'est la première fois que je le joue. Les quatre derniers trous sont très difficiles, notamment le 17, qui est à la limite du ridicule. Son fairway est très étroit et en forme de dôme, donc c'est quasiment impossible de laisser la balle sur le fairway. Le parcours est comme cela. Le 17 a toujours été un mythe. Mais c'est pour tout le monde pareil. Il va falloir avoir quelques kicks chanceux. Cela fait partie du jeu.



« Il faut savoir être patient »


Vous aviez fini 13e, en 2001. Le fait d'être plus solide maintenant vous permet d'entrevoir une meilleure place ?

Le jeu est plus solide qu'il y a deux ans, c'est clair. Maintenant, de là à se mettre dans la même position qu'à l'époque, je ne peux pas trop le prévoir. Il faut que cela se mette en place et se goupille bien. Mais il est sûr que si je suis dans la même position, je finirai mieux.



Votre quête de la qualification pour le British ne vous a pas épuisé ?

Je n'ai pas ressenti de pression particulière. Sauf dimanche, où on ne pensait qu'à cela et où on n'a joué que pour la qualif. J'ai enchaîné cinq semaines donc c'est un peu dur physiquement mais c'est normal. Que ce soit le British ou un autre tournoi, c'est la même chose. Mais il y aura des semaines de break après donc on va jouer ce tournoi et ensuite on verra. Je joue ce tournoi comme les autres. C'est différent à cause du parcours et du champ des joueurs qui est plus relevé. Mais comme personne n'a l'habitude de jouer des links, c'est très ouvert. Un British Open est toujours très ouvert.



Vous n'avez pas l'air spécialement anxieux ou enthousiaste ?

J'étais content de me qualifier parce que c'était l'un des objectifs de ma saison. C'est le plus gros tournoi de l'année pour nous en Europe. Comme je n'ai pas accès aux autres, c'est toujours sympa de jouer le Majeur européen. Je ne suis pas plus enthousiaste parce que j'en ai déjà joué trois quand même. La première fois, c'était un peu différent. C'est tellement aléatoire sur ce genre de parcours que c'est difficile de prévoir. Il faut savoir être patient et essayer de faire rouler la balle droite. C'est comme cela que ça se passe ici. »

Recueilli par Arnaud Tillous

Le chef d'oeuvre de Raphaël ?

lequipe.fr du 21 juillet 2001 - p 25 - Par Arnaud Tillous

Chapeau bas Monsieur Jacquelin. Encore un dernier effort...

Son chip au trou n°3. Il enquillera le putt derrière. Un beau par, 4, sur ce trou, le deuxième le plus difficile du parcours.
Raphaël Jacquelin, cinquième, partira ce dimanche à un coup des leaders du 130e British Open. Le Lyonnais a superbement joué toute la journée et rendu une excellente carte de 69 soit deux sous le par et -5 au total. Quant à Alexandre Balicki et Thomas Levet, ils sont 66e et 69e après leurs 75 et un 77 respectifs.
Deux ans après Jean Van de Velde, un Français jouera à nouveau le quatrième tour de l'Open britannique en position de le gagner. Raphaël Jacquelin n'a en effet pas craqué samedi. Au contraire. Il a affiché une solidité à toute épreuve.

Samedi comme vendredi, le Lyonnais a inscrit six pars sur sa carte de score sur les six derniers trous. Quand on connaît la difficulté de ces pars 4 et que l'on sait que le British se jouera là dimanche, tous les espoirs sont permis pour Raphaël.
Pourtant la journée du Français avait commencé par un bogey au 1 mais il signait aussitôt un birdie au deux. Comme la veille, il connaissait un très bon passage à la fin de l'aller avec deux birdies au 7 et au 9. Après un passage en 33 à l'aller, le 26e à l'ordre du mérite européen ne se calmait pas et enquillait un nouveau birdie au 10. Il passait alors à -6 et devenait à ce moment-là troisième de l'Open !

Jacquelin s'amuse
Son bogey sur le par 5 du 11 aurait pu signifier le début de la dégringolade. Seulement le Français a alors prouvé qu'il avait franchi un cap en alignant sept pars consécutifs jusqu'au 18. Il bouclait donc le retour en 36, dans le par.

Son score de 69, 2 en dessous pour la journée, lui offre la cinquième place, à -5, à un coup de la tête. Le sourire qui se dessinait sur son visage après le putt de deux mètres au 18 pour sauver le par en disait long. Il reflétait non du soulagement mais de la décontraction. Raphaël Jacquelin ne tremble pas, mieux, il prend du plaisir depuis trois jours. Pourvu que cela dure une journée supplémentaire...

Les autres Bleus joueront beaucoup plus tôt dimanche et tenteront de s'éloigner des dernières places. Alexandre Balicki, soixante-sixième samedi soir, a joué 75 en ayant fait 12 pars et un birdie sur les treize premiers trous. Malheureusement un double au 14 suivi de trois bogeys ont gâché sa carte.
Thomas Levet a lui joué l'attaque à outrance ne signant son premier par qu'au 9 ! Le Parisien a alterné bogeys et birdies jusqu'au 6 où il a même fait eagle. Un double au 7 et un bogey au 8 lui ôteront ses derniers espoirs de retour. Le vainqueur du British Masters a scoré finalement 77 et se place 69e.

Jacquelin dans le Top 10

lequipe.fr du 20 juillet 2001 - p 25 - Par Arnaud Tillous

Raphaël Jacquelin est dans le Top 10 au soir du cut. Jusqu'à dimanche ?


Jean de Velde avait passé le cut du British en 1999 et 2000. Pas cette fois pour le Montois.
Raphaël Jacquelin a rendu une superbe carte de 68 et pointe à la 9e place à quatre coups de Colin Montgomerie. Deux autres Français l'accompagneront ce week-end puisque Thomas Levet et Alexandre Balicki ont passé le cut.

Après Thomas Levet, un deuxième Français aurait pu jouer avec Tiger Woods samedi. Son score de 139 place en effet, Raphaël Jacquelin, à égalité avec le numéro un mondiaI, mails il partagera finalement la partie du Sud-africain Rory Sabbatini.

Le Lyonnais était enchanté de son vendredi : "C'était une belle journée même au niveau du temps. Mon jeu est solide depuis le début de l'année et cela continue ici. Si je continue à atteindre les fairways et si le putting va bien... Je crois que nous les Français, avons passé un cap. On se rend compte qu'on est au niveau des autres joueurs. D'ailleurs, je n'ai pas ressenti de pression au trou n°1 jeudi."

Le 26e à l'ordre du mérite européen a commencé sa journée par cinq pars avant d'enquiller le birdie au 6 et d'en ajouter trois consécutifs au 8, 9 et 10. Il passe à l'aller en trente-deux et boucle le retour dans le par en trente-six avec son seul bogey de la journée au 12. Soixante-huit au total et une superbe 9e place pour Jacquelin qui peut rêver ce soir.


Levet et Balicki passent le cut,
Thomas Levet jouera lui aussi samedi et dimanche, ayant passé le cut de justesse après un deuxième 72. Le Parisien avait pourtant fait un double bogey sur le par 4 du trou n°3. Mais il ne baissait pas les bras et réussissait un birdie au 6 pour un aller en 36 soit un au dessus. Il effectuera son retour dans le par, compensant un bogey au 14 par un birdie au 15.

Les Bleus seront bien trois pour terminer ce 130e British Open car Alexandre Balicki sera lui aussi de la fête. Le Cannois a ajouté un 75 à son 69 d'hier. Mais sa qualification a été obtenue dans la douleur puisque deux bogeys consécutifs au 16 et au 17 l'amenaient à l'extrême limite du cut, fixé à +2. Heureusement, Balicki faisait le par sur le dernier trou et jouera jusqu'au bout la plus grande compétition de golf de l'année.

Ce tournoi Jean Van de Velde avait failli le gagner à Carnoustie, il y a deux ans, mais le Montois n'est plus le même golfeur. Il prétendait être content de son niveau de jeu après sa qualification pour le British mais ses 77 et 75 le classent à la 137e place ! Il est urgent pour Van de Velde de scorer dans les compétitions futures car ses cartes pour les circuits américain et européen ne sont pas garanties.

L'embelie Française

Le Figaro du 12 juin 2001 - p 25 - Par Alan page

La récente victoire de Thomas Levet au Masters britannique donne des ailes aux golfeurs tricolores. Les performances se succèdent, à l'image de Raphaël Jacquelin, 2e ex aequo de l'Open anglais. Elles sont fédératrices d'un nouvel esprit conquérant, et font naître l'espoir de voir les Français se faire un nom dans cette discipline.


Le doute n'est plus permis. Le golf français relève la tête. La preuve vient d'en être administrée en cette fin de semaine et ce sur les trois fronts européens. Deuxième ex aequo de l'Open anglais à l'issue du troisième tour, Raphaël Jacquelin avait en tête la victoire la semaine précédente de Thomas Levet au Masters britannique. Il déclarait alors : «Suivre l'exemple de Thomas est ma seule pensée. Sa victoire a été magnifique et nous a donné à tous un surcroît de confiance.» Il avait doublement raison, la qualité du triomphe de Levet étant indéniable tout comme le nouvel esprit conquérant habitant les joueurs nationaux.
Seulement, malgré un dernier parcours solide sur le tracé de Forest Of Arden à Coventry, Raphaël Jacquelin devait échouer à la deuxième place, à un coup de l'Australien Peter O'Malley, ce dernier piquant un sprint avec une carte de 66 pour un total de 275 alors que le Lyonnais signait un 70 pour 276. Un bogey sur un par 3 clôturait le parcours, son fer 3 déposant la balle dans un bunker d'où il lui fallut trois coups pour conclure, ce qui le laissait à un coup d'un éventuel barrage. Il obtenait là son meilleur résultat européen.


Comptant auparavant deux places de troisième, il avait cette année terminé parmi les huit premiers à quatre reprises. Indéniablement, après six saisons sur le circuit, Raphaël Jacquelin, champion de France professionnel en 1997, après avoir été champion juniors quatre ans plus tôt commence à trouver sa véritable voie et à affirmer ses ambitions. A 27 ans, il a tout son temps pour atteindre un niveau supérieur.

Sébastien Delagrange, 27 ans lui aussi, se donne également les moyens de franchir un palier, obtenant à l'Open du Danemark à Aalborg sa deuxième victoire en trois semaines sur le Challenge Tour (circuit satellite) après celle acquise à l'Open de Saint-Omer. Ces deux succès lui valent de trôner au premier rang de l'ordre du Mérite et lui garantissent sa carte européenne pour 2002.

Les Français en marche avant

L'équipe du 12 juin 2001 - Par Nemer Habib

Autrefois réservées aux élites anglo-saxonnes, voire espagnoles ou suédoises, les places d'honneur des tournois européens commencent à s'offrir aux Français. Tentative d'explication.


Il y a dix jours, Thomas Levet : remportait le British Masters de golf. A peine une semaine plus tard (avant-hier), Raphaël Jacquelin manquait d'en faire autant lors de l'Open d'Angleterre. Les excellents résultats de la colonie française se multiplient depuis le début de saison, à tel point qu'on s'en étonne, au vu des maigres satisfactions glanées, ici ou là, ces dernières années. Il semble pourtant que ce début de millénaire soit celui d'une ère nouvelle pour le golf français. Une ère de réussite et de succès en tout genre, qui ne fait que commencer.
Dix places dans le top 10 d' une compétition européenne sont déjà venues récompenser les efforts des uns et des autres depuis le mois de janvier, avec cinq autres distinctions dans le top 20, sans compter les qualifications de plus en plus nombreuses aux festivités du week-end avec, au bout, des places dans le haut du tableau. Résultat. aujourd'hui, deux Français sont parmi les vingt premiers du classement à l'Ordre du Mérite Européen (Levet 10è et Jacquelin 19è), sans compter la possibilité, si les bons résultats continuent, de retrouver l'un des deux (voire les deux ?) dans l'équipe européenne de Ryder Cup, en septembre prochain.



L'exemple suédois

Effet Van de Velde ou baisse du niveau de la concurrence ? Thomas Levet tente d'expliquer cette soudaine embellie dans les résultats . " Un joueur de golf, c'est comme le vin : il faut que ça mûrisse un peu ». Le Parisien est bien placé pour le savoir, lui qui n'a remporté sa première victoire qu'en 1998, à l'Open de Cannes. dans sa trentième année. " C'est un sport où l'expérience prime, poursuit-il. Techniquement, on peut tous arriver au top niveau très tôt, dès dix-huit ou vingt ans. C'est mentalement que se fait la différence Rien ne remplace quinze ans d'expérience sur le Tour. Moi, ça fait douze ans que je suis sur le circuit, il n'y a donc pas de secret».
A bientôt trente trois ans, Levet compte quelques années de plus que les Havret, Edmond ou Jacquelin. Il ne leur manque donc qu'un peu plus de bouteille ? " Tous les Français ont toujours été parmi les meilleurs amateurs européens, poursuit Levet. Il n'y a aucune raison pour qu'on ne concrétise pas à un moment ».


Que manquait-il donc ces dernières années aux représentants de l'Hexagone pour obtenir tous ces résultats ?

Philippe Grandou directeur technique national depuis 1997 à la FFG, explique: « Ça n'a jamais été le talent qui manquait en France, mais l'organisation. A l'image de ce que nous a prouvé l'école suédoise ces quinze dernières années, les joueurs - ainsi que la fédération - ont compris aujourd'hui q'il leur fallait se structurer, faire appel a des spécialistes pour gérer non seulement la logistique, mais également la préparation physique, ainsi que la préparation mentale. Et puis voir les copains qui réussissent, ça crée un déblocage mental non négligeable ». Une analyse que partage Raphaël Jacquelin (27 ans) : « on sent une saine émulation ces derniers temps dans le groupe des Français. Ça marche bien à l'entraînement, puis en tournoi.


Alors, ça nous motive tous. Ensuite, grâce à la structure que j'ai mise en place à mes débuts il y a cinq ans, je me concentre uniquement sur mon golf. Mon père s'occupe de la logistique en tant qu'agent, et j'ai trois autres personnes qui prennent en charge le côté technique, physique et mental. C'est un peu coûteux, mais le travail porte ses fruits ». Le Lyonnais qui, pour sa préparation physique, bénéficie des conseils du docteur Ferré - le médecin de l'équipe de France de football - a pour objectif de finir dans le top 50 européen à la fin la saison. Et si les résultats continuent à sourire au contingent hexagonal, Levet et lui pourraient bien avoir de la compagnie dans les hautes sphère du monde golfique d’ici au mois de novembre.

Jacquelin passa si près

L'équipe du 11 juin 2001 - Par Nemer Habib

Une semaine après le succès de Thomas Levet en terre britannique, on pensait que Raphaël Jacquelin allait l'imiter du côté de Coventry, sur le parcours du Forest of Arden. A un trou de la fin, il était encore en tête ex aequo avec l'Australien Peter O'Malley, à 13 coups sous le par. Un malheureux bogey au 18 allait malheureusement enterrer tous ses espoirs, puisque Jacquelin devait s'incliner devant le bondissant Wallaby.


O'Malley doit en effet sa victoire finale à une charge extraordinaire, qui l'a vu réussir un eagle, cinq birdies et un seul bogey pour un score de 66 lors de ce dernier tour. Jacquelin, qui était deuxième à deux coups d'un autre Australien, Adam Scott, à l'entame de cette quatrième journée, allait pourtant flirter avec la victoire une bonne partie de ce dimanche, puisqu'il comptait trois birdies à son actif, jusqu'à ce fatal bogey au 18. Il finissait tout de même avec un70 raisonnable, mais insuffisant. Scott a. lui aussi, dû s'incliner face à Ila charge de son compatriote et termine en troisième position au final, juste derrière Jacquelin.

Jacquelin se rachète en Angleterre

Le Figaro du 17 mai 2001 - Par Pascal Auclair

Une semaine après avoir échoué de justesse contre le cut à l'Open de France, dans son "jardin" de Villette-d'Anthon, Raphaël Jacquelin a effacé de belle manière cette contre-performance en se classant septième du Benson and Hedges Open, sur le parcours de Belfry, en Angleterre.


Pointé au quatrième rang au terme de la première journée avec une carte de 68, le touring-pro du GCL a ensuite passé le cut au trentième rang en signant le vendredi un score de 74.


L'ancien champion de France juniors allait ensuite briller lors du week-end. Il remontait d'abord à la vingt-quatrième le samedi soir, grâce à une carte de 72, avant de finir le tournoi en trombe, son score de 70 le dimanche lui offrant un nouvelle place dans le Top 10, loin devant ses compatriotes JeanFrançois Remesy {52e), Marc Farry {57e), Jean Van de Velde {57e) et Grégory Havret {68e).


Au classement final, Raphaël Jacquelin a terminé à neuf coups du vainqueur, le Suédois Henrik Stenson, mais à seulement six coups d'une place de dauphin partagée par l'Irlandais Paul McGinley et l'Argentin Angel Cabrera. A l'ordre du mérite européen, Raphaël Jacquelin profite de sa performance outre-Manche pour intégrer pour la première fois le Top 50 puisqu'il apparaît ce matin au 48e rang dans la hiérarchie du Volvo Tour, avec un total de gain supérieur à 115000 euros {environ 750 000 francs). Un résultat de bon augure avant de s'aligner au départ du Deutsche Bank Heidelberg, demain, en Allemagne.

Jacquelin respire la confiance

Le Lyonnais, numéro 2 français, sait qu'immanquablement à Villette d 'Anthon, les regards seront tournés vers lui. Mais il ne craint pas la pression. Celle-ci devrait même l'aider à rester concentré.

Raphaël, vous restez sur une récente 8è place à l'open d'Espagne que vous achevez avec la meilleure carte dominicale. De quoi vous mettre en confiance?
" C'était top! J'ai bien joué toute la semaine et je suis bien revenu car j'ai passé le cut de justesse. Puis je termine par un 65 le dimanche, c'est parfait! C'est mon second top ten de la saison. Cela signifie que le niveau de jeu est là même quand on est loin. Et c'est toujours bon à prendre car me voilà en 58è place de l'ordre du mérite. C'est donc de bon augure avant la suite "

Vos sensations ont commencé d'ailleurs à s'améliorer début avril, à Sao Paulo comme en témoigne votre 5è place...
" Au Brésil, le troisième tour a été annulé en raison de très gros orages, mais j'ai joué, c'est vrai, les trois tours les plus consistants depuis le début de ma saison. On ne sait pas évidemment ce qui serait arrivé avec un quatrième tour, mais 5è, c'est aussi toujours bon à prendre et cela m'a permis de recoller au classement. J'avais déjà très bien joué au Qatar et à Dubaï mais je n'avais pas très bien scoré. A Sao Paulo, je me suis obligé à axer ma vigilance sur chaque coup, chaque approche, chaque putt. Et c'est vrai aussi que j'ai très bien putté cette semaine là."

Ici, vous êtes le régional de l'étape, celui dont on va épier le moindre geste, celui qui va être énormément sollicité. N'allez-vous pas du coup ressentir trop de pression?

" Cela ne me dérange pas trop car j'aime assez qu'il y ait du monde qui me suive : ça permet de rester concentré. Quand on est seul au Brésil, en Afrique ou ailleurs, on a l'impression de jouer des parties dominicales en solitaire. En fait, c'est le monde qui va m'aider à me concentrer."

Il n'empêche, c'est une première que vous allez vivre et. par définition, vous partez dans l'inconnu. Toute cette sollicitation ne risque t-elle pas de peser sur votre résultat?
" Je sais, la pression va venir d'elle même chaque jour. C'est vrai que c'est une première, pour tout le monde ici d'ailleurs. Mais je prépare ce tournoi comme les autres épreuves. Je n'ai aucune crainte. Je suis prêt à affronter la pression parce que je suis prêt dans mon jeu. Cela ne me pose pas de problème et une fois que je serai sur le tee du 1, le reste suivra. Après, pour ce qui est du résultat, on verra! Je peux me planter, c'est vrai. Mais il n'y a pas de raison! "

Pour le plaisir, dîtes nous quel est votre favori ?
" Moi évidemment ! Sinon je ne serais pas un compétiteur digne de ce nom! "

Formulons la question différemment. Si vous étiez un observateur neutre, qui serait votre favori?
" Les Argentins, Angel Cabrera surtout, qui est un frappeur, parfait pour ce type de parcours que sont les Sangliers. Mais tous les ténors du circuit ont leur mot à dire. S'ils sont dans le coup au soir du troisième tour, ils seront là dans le final. Ceci dit, tous les meilleurs français seront présents et ce sera une belle occasion pour eux de briller. Il règne une superbe ambiance au sein du groupe et ça aide, ça permet de se relaxer et de passer déjà plus en plus de cuts. Je ne vois pas pourquoi un Français ne gagnerait pas cette épreuve qu'on n'a pas gagné depuis 1969. »

Un mot sur le parcours que vous commentez d'ailleurs sur le programme officiel

" Il est vraiment bien malgré toute la pluie qui est tombée. S'il refait beau il va être d'autant plus intéressant à suivre qu'il y a beaucoup d'obstacles d'eau. Mais s'il continue à pleuvoir il va être vraiment long. Dans ces conditions, il est possible qu'on le raccourcisse."

Jacquelin ambassadeur du GC Lyon

Par Roland Bottela

Le Lyonnais, numéro 2 français, et le GCL associent leur image. Voilà qui tombe à pic en cette année d’open de France (3-6 mai) au club de Villette d’Anthon.

Le Golf club de Lyon a désormais un touring-pro, un ambassadeur en quelque sorte. Entre deux étapes du circuit européen en Afrique ou en Australie, entre un cut réussi en Af’Sud ou un passage raté au Qatar, Raphaël Jacquelin a été accueilli par Jean-François Perrier et Pierre Bouteille, les respectifs présidents de la société anonyme de l'association sportive du club de Villette d'Anthon.
Seules les montagnes, dit-on, ne se rencontrent pas. Il était donc naturel qu'un jour le club leader de la région et le meilleur professionnel lyonnais associent leur image. Voilà qui tombe à pic en cette année d'Open de France au GCL (3~6 mai) tant pour l' hôte de cet événement que pour l'actuel no2 français.
Son contrat de trois ans avec le gouverneur-La Bresse s'est en effet achevé sans être reconduit à la hausse et devenir touring-pro du club lyonnais constitue une superbe opportunité pour Jacquelin.
«Le GCL, c'est un nom à Lyon et l'open de France va attirer les médias ».
Au tour de Pierre Bouteille d'expliquer : «Le club lui apporte son blason, sa réputation, mais l'association sportive s'engage surtout à l'aider par le biais d'un pool de sponsors ».

Puis, quand on fait remarquer au président de l'AS qu'il n'ya pas de contrat chiffré ce dernier prend soin de faire remarquer : «par le relationnel, nous amenons à Raphaël une aide que personne ne peut lui offrir. Ce n'est pas coup de pub. Je souhaite que nos accords perdurent. Nous n'avons aucun intérêt à le garder qu’une seule année ! ».
La parole à nouveau au dauphin de Jean Van de Velde qui, d'entrée, avait déjà reçu le renfort de la société Sogelym. «Cela ne peut que déboucher sur du positif. Il y a dans ce club beaucoup d'industriels et de partenaires potentiels. Il faut accepter de voir à long terme. C'est ce qui s'était d'ailleurs passé à La Bresse».

Avant de plaisanter: «je ne suis pas encore Tiger Woods!» ou de rappeler «la seule fois où il y a un contrat, c'était avec le club Med et ça n'a débouché sur rien. A mon niveau, il faut savoir prendre le temps».

Malgré une entrée en demi-teinte (3 cuts réussis en six tournois), pour sa cinquième saison européenne, Raphaël ne se montre pas inquiet.

«Les greens sont tellement plus rapides que ceux de l'Europe qu'on souffre au putting. Mais je me sens bien quand je tape dans la balle».

A Lyon, où il sera indéniablement atten du lors du Novotel-Perrier open de France,Raphaël jouera «sans plus de pression que ça».
En attendant, comme il est désigné pour présenter le parcours sur le très officiel programme, on peut l'apercevoir, ponctuellement arpenter les fairways des Sangliers. Entre deux étapes du circuit...

Ça swingue pour Raphaël Jacquelin

Numéro 2 français la saison dernière derrière l'incontournable Jean Van de Velde. troisième de l'Open d'Ecosse et quatre-vingtième à l'ordre du mérite européen 2000, Raphaël Jacquelin espère franchir un nouveau pallier cette année, sur le Volvo Tour. Il rêve notamment de frapper un grand coup, début mai, lors de l'Open de France sur les greens du GCL. Son nouveau club.


De retour d'un long périple dans l'hémisphère Sud et avant de s'envoler pour une série de tournois dans les Emirats, Raphaël Jacquelin s'offre actuellement une courte halte dans la région. Entre deux séances au practice ou dans une salle de musculation, l'ancien champion de France juniors était hier au Golf Club de Lyon, son nouveau club, afin de finaliser un contrat avec les dirigeants de Villette-d'Anthon. L'occasion pour le dauphin de Jean Van de Velde d'apprécier la qualité du parcours des Sangliers sur lequel il espère signer un exploit, du 3 au 6 mai prochains, lors du Novotel Perrier Open de France. A dix semaines de l'événement, le pro lyonnais affiche ses ambitions et évoque sa vie sur le circuit.


LYON FIGARO: Quel bilan tirez-vous des premiers tournois de la saison, en Afrique du Sud et en Australie ?


Raphaël JACQUELIN : J’ai passé deux fois le cut sur quatre tournois en jouant plutôt bien, avec de bonnes sensations. J'ai rarement été aussi bien devant la balle. Malheureusement, les résultats n'ont pas été totalement à la hauteur. Il a fallu se réhabituer à putter sur des greens très rapides, ce qui n'a pas été le cas lors de ma préparation hivernale, en France. Une fois cette phase d'acclimatation passée, tout devrait rentrer dans l'ordre. C'est juste une question de réglage. Je suis confiant.

Que vous manque-t-il pour franchir un nouveau pallier et rivaliser avec les meilleurs européens?


D'avoir une moyenne de putts par parcours inférieure à 30 (NDLR: lors des quatre premiers tournois de la saison, Raphaël Jacquelin a tourné à une moyenne de 32,1 putts), ce qui me permettrait d'accéder régulièrement dans le Top 20. J'ai acquis une certaine régularité sur le grand jeu et sur mes approches. Il faut maintenant que je sois plus précis autour du green pour me mettre moins de pression au putting.

Le niveau du circuit européen continue-t-il de s'élever ?
Oui, dans la mesure où de jeunes joueurs arrivent sur les tournois, en provenance de toute l'Europe mais aussi des Etats-Unis et d' Australie. Des athlètes de plus en plus physiques, de plus en plus puissants. A 26 ans, je suis dans la bonne tranche d'âge pour rivaliser avec eux, avec la maturité en plus. Je n'ai donc pas de complexe à nourrir. Jean Van de Velde a montré la voie à suivre.

Justement, l'avènement au plus haut niveau de Jean Van de Velde est-il une locomotive pour les autres pros français ?

Evidemment. Cela prouve que le golf français peut se hisser au niveau des meilleurs. Il faut toutefois rappeler que Jean est depuis treize ans sur le circuit. Il faut donc construire sa carrière sans brûler les étapes, en ayant conscience qu'un pro arrive vraiment à maturité autour de la trentaine.
Quel classement national faut-il attendre pour pouvoir vivre du golf sur le circuit ?
Au-delà de la dixième place à l'ordre du mérite national, cela devient déjà difficile car il n'y a pratiquement pas de tournois en France. Il faut donc essayer de faire son trou sur le Challenge Tour où la concurrence est rude et les places de plus en plus chères. Sinon, pour gagner leur vie, la plupart des pros sont obligés de participer à des pro-am ou de donner des cours, ce qui n'est pas vraiment compatible avec le haut niveau.
Une saison sur le circuit européen exige quel budget ?

Au minimum 500 000 francs. Cela intègre les frais de transport et d'hébergement, mais aussi la rémunération du caddy et des entraîneurs puisque vous êtes obligés de travailler, tout au long de l'année, le physique, la technique, mais aussi le mental.
Pourquoi avoir quitté le Gouverneur pour porter désormais les couleurs du Golf Club de Lyon .

D'une part, les dirigeants du Gouverneur n'ont pas voulu revaloriser mon contrat. D autre part, il me semblait positif d'associer mon image à ce club qui va accueillir en mai prochain l'Open de France. Enfin, de nombreux industriels et décideurs lyonnais sont membres au GCL, ce qui peut favoriser la signature de contrats de partenariat. Pour l'instant, je mise donc beaucoup sur l'aspect relationnel pour tirer profit de mon arrivée à Villette-d'Anthon.
Le fait d'évoluer lors de l'Open de France sur votre parcours, devant votre public, sera-t-il un avantage ?

Oui, d'autant que j'adore jouer en France. Pour l'occasion, je vais modifier mon programme de préparation en venant une semaine avant le début du tournoi. Cela me permettra de me familiariser avec le terrain et de mettre au point une stratégie pour signer une grosse performance. Cela dit, je n’aurais pas plus de pression que sur un autre tournoi car la saison est longue et, si je me loupe, j'aurai d'autres occasions de briller.
Outre l'Open de France, quels sont vos objectifs cette saison ?

Conserver ma carte en terminant dans le Top 50 européen avec, si possible, une victoire à la clé. J'aimerais aussi participer à une Coupe du monde, ce qui exigera que je finisse parmi les deux premiers au classement français. Quant à la place de numéro 1, elle paraît pour l'instant utopique car Jean Van de Velde joue aux Etats-Unis où les dotations sont beaucoup plus élevées. Je me contenterais donc pour l'instant d'une nouvelle place de dauphin.


L'accès au circuit américain constitue-t-il une forme de consécration pour un joueur professionnel ?
Oui. De plus en plus de joueurs européens partent tenter leur chance outre-Atlantique. Si je réalise une bonne saison, j'envisage moi aussi d'aller passer les cartes américaines, en fin d'année. Je laisse mûrir cette idée et, si je me sens prêt, je me lancerais dans cette nouvelle aventure. Quoi qu'il en soit, il est clair que c'est un objectif. A plus ou moins long terme.


Jacquelin aux avant-postes

Le Figaro - Par Alan page

Sans avoir obtenu de victoires, les Français « européens » font pourtant preuve sur le circuit cette année d'une densité tout à fait nouvelle. En moyenne, ils réussissent lors d'un tournoi sur deux à se classer parmi les dix premiers. Jamais un tel mouvement d'ensemble n'avait été enregistré. Ils sont sept à avoir accroché chacun au moins un accessit intéressant, Raphaël Jacquelin détenant la palme avec trois. A 27 ans depuis le 8 mai, le Lyonnais semble avoir franchi un palier.
Cinquième ex aequo à l'Open du Brésil, huitième à l'Open d'Espagne, il vient de signer le résultat le plus probant de sa carrière avec un septième rang - mini-exploit - lors du premier tournoi de l'année sur le sol britannique, un tournoi réunissant le gratin du circuit sur le parcours du Belfry, cadre de la prochaine édition de la Ryder Cup en septembre. Même si Jacquelin compte déjà dans sa carrière deux places de troisième en Europe ce résultat reste le plus significatif.

D'abord à cause de la qualité du tableau mais aussi parce qu'il a effectué là un joli rebondissement, ayant raté le cut la semaine précédente lors d'un Open de France disputé sur ses propres terres lyonnaises, victime, il l'avoue, de la pression souvent ressentie à domicile. Qualifié pour le circuit en 1997, grâce à ses trois victoires sur le Challenge Tour, cet ancien champion de France amateurs (1995) a toujours conservé sa carte mais sans jamais aligner de bonnes performances. Sa quatre-vingtième place dans l'Ordre du mérite européen représente, en effet, son rang le plus élevé.
II n 'y a pourtant pas à s'étonner de ses progrès. Le golf est fait davantage de lentes mutations que de bonds en avant: « Je n'ai rien changé, ni dans ma préparation, ni dans mon swing, ni dans mon approche du métier », confirme-t-il. « Je continue à travailler avec Patrice Amadieu. Je récolte là les fruits de mon travail. » Jacquelin pose aussi sa candidature, au regard des absences et de la forme en baisse de Jean Van de Velde, au poste de numéro un français.

Jacquelin au GC Lyon

Le Figaro du ...- Par Alan page

Son contrat de trois ans achevé avec le Gouverneur-La Bresse, Raphaël Jacquelin portera cette saison les couleurs de l'association sportive du G.C Lyon présidée par Pierre Bouteille. Membre depuis quatre saisons du circuit européen, le Lyonnais devrait bénéficier en l'espèce du soutien d'un pool de sponsors.

«Raphaël est un porte-drapeau du sport de haut niveau. On devrait pouvoir l'aider. C'est valorisant pour le club, mais aussi pour lui en cette saison capitale)) observe Pierre Bouteille rappelant notamment que l'Open de France et les stars du circuit feront étape au GCL du 2 au 6 mai prochain.

Soulignons par ailleurs que Jacquelin a passé son second cut consécutif lors de la deuxième étape sud-africaine du circuit européen, mais cette fois le Lyonnais n'a fini que 65è, subissant lors des deux derniers tours des conditions climatiques extrêmement délicates.

Le blog de Raphaël Jacquelin dans le Figaro Golf. Cliquez sur l'image...


Communiqué de presse Taylor Made


Document PDFTM PR.pdf

Interview...

Cliquez sur le logo du Figaro pour lire l'interview de Raphaël...

 

 


Interview de Blog Golf suite à la victoire en Sicile

Victoire en Sicile !

23 mars 2011

Raphaël Jacquelin comment accueillez-vous cette victoire 4 ans après votre dernier succès sur le circuit européen ?
Raphaël Jacquelin:
’’Je suis très heureux, c'est toujours sympa de gagner. C'est ma 3eme victoire et être capable de le faire encore une fois c'est vraiment très satisfaisant.

 




On ne choisit pas de gagner ou de perdre

Dans quel état d'esprit étiez-vous avant le tournoi ?
RJ : ’’J'étais bien. Je venais de gagner l'Omnium de la Riviera après une bonne semaine de préparation avec mon coach Alain Alberti et une semaine en montagne consacrée à la randonnée. ’’

Avez-vous senti que vous étiez particulièrement en forme cette semaine en Sicile ?
RJ : ’’Oui et non. Je joue vraiment très bien depuis la fin de l'année dernière et mon début de saison 2011 s'inscrit dans cette lignée. A Bahreïn j'étais bien avant de tomber malade le week-end. Cet épisode terminé, j'ai retrouvé mon niveau de jeu. En plus on a bien travaillé avec TaylorMade, mon équipementier, et j'ai mis pour la première fois le nouveau R11 dans mon sac. Du coup j'ai encore gagné en longueur et je termine le tournoi à la 4eme place sur la distance au drive.’’

 


© Alexis Orloff

Qu'est-ce qui vous a manqué les années précédentes ?
RJ : ’’Pendant 4 ans je n'ai pas gagné mais j'ai obtenu de très bons résultats quand même. Je me suis amélioré dans beaucoup de domaines, mes statistiques sont d'ailleurs meilleures. Parfois la victoire vient valider ces progrès d'autre fois non. Pour moi le plus important est de continuer à progresser.’’

La veille du dernier tour vous déclariez "si je gagne tant mieux si je n'y parviens pas je resterai très satisfait". C'est une façon d'évacuer la pression ?
RJ : ’’Non pas du tout. Dans notre sport on perd plus souvent qu'on ne gagne. Il y a beaucoup d'éléments extérieurs. Tous ces paramètres que l'on ne maîtrise pas et qui peuvent changer le cours d'un tournoi. On ne choisit pas de gagner ou de perdre. J'ai toujours eu cette philosophie et après 14 ans sur le circuit j'ai encore plus de recul. C'est parfois difficile à faire comprendre. ’’

 




Être performant dans les gros tournois ces 5 prochaines années

Est-ce le signal d'un nouveau départ ?
RJ : ’’Je ne sais pas. J'aurais tendance à dire que cette victoire est un jalon de plus dans une progression entamée depuis plusieurs années mais c'est vrai qu'à bientôt 37 ans j'arrive à maturité. J'ai conscience que ce sont lors des 5 prochaines années que je dois pouvoir être performant dans les gros tournois, jouer le plus de majeurs possible et pourquoi pas bien figurer.’’

Cette victoire vient à point nommé dans l'optique de la décision de l'attribution de la Ryder Cup 2018…
RJ : ’’J'espère, mais je ne sais pas si ça peut vraiment influencer. De mon côté j'y crois beaucoup. Nous avons un très bon dossier.’’
 


Trophée des Juniors

Trophée des Juniors
Raphaël était présent le lundi 3 novembre

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